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  Nous sommes le dimanche 17 décembre 2017 et fêtons aujourd'hui Saint Gaël - Découvrez le sanctuaire avec la visite virtuelle en cliquant ici
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La fondation du premier sanctuaire, remonte à Charlemagne. En 798 celui-ci fit édifier une chapelle dédiée à notre Dame de Victoire pour honorer l’action de Pépin le Bref, son père, vainqueur des arabes musulmans. Dans le contexte du temps cette construction est vraisemblable en souvenir de l’évènement sur le plateau de Signargues.

Cette chapelle primitive au moins romane sinon carolingienne était de dimensions modestes. Dans le grand mouvement de donations aux abbayes  et en conséquence, de l’accroissement de leurs richesses et de leurs achats, cette chapelle entra dans la mouvance de l’abbaye voisine de Saint-André de Villeneuve en 976 après que celle-ci eut été restituée à la suite du pillage des Hongrois en 923. Conformément aux usages canoniques, cette union fut confirmée par les Papes Grégoire V en 999, Victor II en 1055, Gélase II en 1118…Alexandre IV en 1256. Le prêtre chargé du culte était prieur et il advint que des cardinaux en fussent titulaires comme Jean de CROS, évêque de Palestrina, mort en 1376, Jean de la GRANGE de 1380 à 1402 et Pierre de THURY, mort en 1410.

Vers la fin du XIIe Siècle, un saint ermite de l’illustre famille des SABRAN, Saint Gérard de Lunel, fils de Géraud IV d’AMI, éclaira la région par sa foi et ses vertus, vivant pauvrement dans les parages et autour du pont du Gard.

AU TEMPS DES PAPES

Deux évènements frappèrent la France et l’Eglise au XIVe siècle ; la peste noire en 1348 étendit ses ravages dans l’Europe et le Languedoc, uni au royaume de France depuis 1229, en resta exsangue : Rochefort (rupe fortis) ne compta plus que 25 feux Domazan 18, Saze 9, soit plus de la moitié des habitants. Ce désastre fut aggravé par la famine  de 1375 – 1379, par les sinistres exactions  des « Grandes Compagnies » et plus localement encore par celles des TUCHINS. Cependant Avignon devenait la seconde Rome (altera roma) par l’installation pour des raisons plus politiques que religieuses, des papes sur le bord du Rhône. De 1309 à 1378 ils se succédèrent dans le grand palais qu’ils y bâtirent, entourés d’une cour de cardinaux et de nombreux fonctionnaires. Ils y suscitèrent l’éclosion d’œuvres d’art, de belles demeures ou « livrées », en Avignon comme à Villeneuve-lez-Avignon et un mouvement intellectuel et économique puissant.

DES TEMPS TROUBLES

Le XVIe siècle fut bouleversé par le schisme protestant et les guerres de religion. Ce mouvement, venu du nord par les grandes vallées, atteignit la région par Toulouse et Lyon. Vers 1550 – 1560 toutes les villes furent touchées : Annonay, Valence, Montélimar, Avignon, Nîmes, Uzès… Le clivage passa entre les familles, entre certains nobles et le roi, entre régions. Les armées s’affrontèrent, des bandes de soldats  catholiques ou huguenots s’entretuèrent ; de nombreuse églises furent saccagées : en 1561 Remoulins, Domazan en 1562 ; en 1567 Rochefort, Aramon, Saze furent plus ou moins gravement dévastées. Le terrible baron des Adrets désola la région. Ces guerres, sans doute plus cruelles que les autres parce que la haine religieuse  en était la motivation essentielle, connurent de nombreuses trêves et s’achevèrent en 1589 quand Henri de Navarre devint roi de France et imposa l’Edit de Pacification de Nantes en 1598.

A la  « Réforme Protestante », L’Eglise opposa une vigoureuse  « Réforme Catholique » dont le Sanctuaire Notre Dame sera un exemple régional.

Parmi les derniers prieurs, on peut citer : Pons de SARRAZIN (1430–1438), François de CASTELLANE (1530–1566) en même temps Abbé de St André et hélas ! Scipion RAYBAUD qui se signala par ses démêlés avec les voisins du village de Rochefort (1630–1637).

LA GRANDE PERIODE DU XVII° SIECLE

Ce siècle est en tout point bénéfique pour le sanctuaire. La plus grande réforme catholique souffle sur lui : la piété y est vive et des miracles viennent la conforter. Le  clergé est entreprenant. La gestion du culte et des pèlerinages est assurée par une communauté de Bénédictins reformés. Enfin de grands travaux rendus nécessaires par l’importance des pèlerinages vont donner à Notre Dame de Grâce, en deux temps, l’aspect architectural que nous lui connaissons.

A la suite du schisme protestant, l’Eglise voulu reconquérir le terrain perdu. Il y fallait une foi plus éclairée et plus profonde, un nouveau désir d’évangélisation, des signes sensibles comme des pèlerinages voire des miracles si souvent demandés par les humbles villageois ou les pieux pénitents, une iconographie plus importante et plus touchante, enfin de nouveaux ou de plus vastes lieux de prière, mieux adaptés aux vastes manifestations collectives. C’est ainsi que dès 1631 quelques travaux furent entrepris au moins pour remédier aux dégâts de 1567 puis, grâce aux dons des Seigneurs locaux et des pèlerins, une véritable reconstruction générale fut entreprise et pratiquement achevée en 1696.

Le beau livre de 1981 (Notre Dame de Grâce, Rochefort du Gard) évoque le siècle des miracles  et l’historien Don MEGE dans son ouvrage de 1671 a bien compris et bien interprété les sens de ces divines interventions. « Les miracles, écrit-il ont obligé les hérétiques à reconnaître la  vraye foy  et à rentrer dans la véritable Eglise qui a des marques si sensibles de la présence  et du secours de Dieu ». Le père Césaire CAMBIN  abondera en ce sens dans sa chronique de 1676   et assurera que les Récollets (Franciscains) de Villeneuve étaient venus épauler les Bénédictins.

Parmi les nombreux miracles reconnus (46 en 1637, 161 de 1638 à 1664) celui de la famille SICARD fut le plus éloquent et le plus popularisé. Jacques, notaire royal, lieutenant du viguier, vit guérir sa fille, âgée de sept mois, de tremblements convulsifs de la tête, le 25 mars 1634 après qu’il eût fait entreprendre à ses frais les premiers travaux de 1631. Compte tenu de la notoriété du père, ce miracle fit grand bruit et contribua à assurer la désormais traditionnelle consécration à Notre Dame de Grâce. D’autres suivirent dont le plus spectaculaire fut l’arrêt d’un incendie du village le 3 octobre 1638. A la suite duquel, chaque année, le « vœu du feu »  est remémoré dans un esprit de reconnaissance.

L’autorité épiscopale d’Avignon s’empresse de reconnaître ces évènements miraculeux en cette région où vers l’ouest, vers Nîmes, Uzès, Saint-jean-du-Gard, s’établissait un bastion de fidélité protestante.

Le 24 mars 1634 Mgr PHILONARDI vint bénir les premiers aménagements et une nouvelle statue de la Vierge en bois de quatre palmes de haut, offerte par un notable du village, Jean PALEJAY.
Parmi les signes de cette dévotion mariale, il convient d’ajouter un renouveau du culte de Saint–Joseph, né de la spiritualité française contemporaine et honoré sur les autels et dans les œuvres peintes comme patron de la sainte famille.

En 1637 la responsabilité du sanctuaire fut confiée aux Bénédictins de la Réforme de Saint-Maure  par arrêt du Parlement de Toulouse le 30 juillet et contre les Doctrinaires d’Avignon et les Minimes de Pont-Saint-Esprit qui s’étaient portés candidats. Arrivèrent 3 moines, un diacre, un frère convers et un domestique. Ils organisèrent avec maîtrise  la vie plus complexe du sanctuaire et profitèrent aussi de l’importance des dons reçus pour en faire bénéficier leurs établissements bien moins pourvus. Les revenus nets annuels du sanctuaire s’élevèrent à environs 4000 livres  par an jusqu’à la fin de ce siècle. Les pèlerinages individuels ou collectifs se multipliaient ; les papes accordèrent des indulgences (Alexandre VI en 1662, Clément IV en 1669…), les autels de Saint-Joseph (à droite du chœur) et de Sainte-Victoire furent privilégiés ; des poèmes furent écrits en l’honneur de Marie comme celui, en 470 vers latins, de Juliana MOREL, religieuse de Sainte-Praxède d’Avignon, qui commence ainsi : « Ave rutilans aurora Mater die praedicora (très digne) »

En 1643 la chapelle Saint-Joseph fut ornée d’un tableau de Nicolas MIGNARD où le Saint conduit l’enfant Jésus entre Saint-Benoît et Sainte Scholastique. En 1663 le chemin d’accès sera amélioré pour la somme de 114 livres.

Le 5 mai 1691, le comte de Rochefort André Joseph de BRANCAS pose la première pierre de l’agrandissement de l’église. L’essentiel fut achevé en 1696 et complété en 1709, alors même que l’on constatait une baisse de la ferveur générale, du nombre de pèlerins et de miracles.

LA REVOLUTION

Au XVIIIe siècle, malgré l’esprit nouveau des lumières, la libre pensée des philosophes, le libertinage intellectuel ou social, Notre Dame de Grâce continuait moins vivement, il est vrai, son œuvre de piété et de reconnaissance. Le dernier miracle reconnu fut celui de Marie SABOURNIN qui recouvra la parole le 26 septembre 1734.

La révolution de 1789 frappera le sanctuaire dès le mois d’août. Les Bénédictins acceptèrent de se dépouiller de leur argenterie et du trésor. Le 13 février 1790, les bâtiments furent déclarés biens nationaux. La loi définissant la constitution civile du clergé (12 juillet 1790) contraignit les religieux à faire un choix douloureux entre leur vie passée, à fidéliser dans la tourmente ou bien à une nouvelle société politique. Ils déclarèrent vouloir rester, mais rejoignirent plus tard d’autres religieux rassemblés à Saint André.

Cependant le sanctuaire bénéficia d’un traitement de faveur : la chapelle fut conservée en lieu de culte, laquelle de tous temps a été l’objet de l’admiration des fidèles ; ceci grâce à l’intervention des 18 communes voisines. Pendant quelque temps un prêtre bénédictin constitutionnel, Don J-B CARTIER, y assura le culte.

Deux inventaires des biens avaient été dressés le 14 mai 1790 et en janvier 1791 ; un pillage général saccagea les lieux en 1793 ; ils furent vendus comme biens nationaux le 25 Floréal an III (14 mai 1795).

RENAISSANCE

    Les Pères Maristes

La période de la Restauration connu un nouveau grand pèlerinage, le 16 septembre 1815, avec la participation de nombreux pénitents de Laudun et de Bagnols sur Cèze.

Jusqu’à l’arrivée de 3 Pères Maristes, nommés par Mgr CART, Evêque de Nîmes,  et solennellement installés le 15 août 1846, la situation juridique du sanctuaire avait été incertaine : il a été quelque temps propriété de l’Hospice d’Uzès (1804-1831), desservit par un Jésuite, le Père SICARD, le Père LAURENT, curé de Rochefort, par des religieux du Tiers- Ordre de Saint- Benoît…

Les Maristes s’activèrent à réparer les dégâts, à racheter les objets liturgiques, à construire des bâtiments annexes destinés à l’hôtellerie (1855-1861) et une véritable route d’accès.

3 grands éléments, matériels et spirituels, marquèrent le XIXe siècle :
Le couronnement solennel de la Vierge du chœur, le 11 mai 1869 : ce fut une fête considérable car l’Evêque d’Avignon, Mgr DUBREIL, agissait au nom du Pape ; une grande procession, avec d’autres évêques, le clergé local, les Prémontrés de Frigolet et la foule des pèlerins massés sur le chemin de croix aux quatorze édicules.

Ce même jour eut lieu la Bénédiction du Calvaire monumental où maintenant encore, face à l’immensité  du paysage, les trois croix se dressent dont l’une est symbole de mort et de résurrection. De nombreuses images pieuses répétèrent et étendirent la vision de cette belle solennité.

En 1898 on célébra les fêtes du onzième centenaire de la fondation. Une indulgence plénière, un Tridium en la cathédrale de Nîmes, des messes jubilaires sur place, du 1er mai au 16 octobre, ponctuèrent cet anniversaire.

L’épisode de la séparation de l’Eglise et de l’état (1905) marquait la victoire de l’anticléricalisme et l’année suivante l’inventaire des lieux se fit, selon le rapport même (1906) avec convenance et rapidité mais le Supérieur fut contraint de signer un bail de trois ans avec les Domaines (16).

Parmi les pèlerins les plus assidus, figure le Père d’ALZON (1810-1880), Vicaire Général du Diocèse de Nîmes  et fondateur des Augustins de l’Assomption, d’un collège à Nîmes et d’œuvres multiples. Il vint lui-même ou avec des élèves de Nîmes, maintes fois à Rochefort en 1846, 1853, 1855, 1864 et 1875.

Une partie du pèlerinage se fait à pieds, le reste en voiture à cheval. Les notes manuscrites des enfants et de lui-même révèlent foi, piété et bonne humeur communicative. Son disciple, le Père PERNET, en fit de même en vue de fonder la Congrégation des Petites Sœurs de l’Assomption.

Pour terminer cette longue histoire spirituelle et humaine, brièvement ramenée à ces quelques pages, il convient d’y ajouter : la fondation de l’Archiconfrérie du Suffrage par l’Abbé SERRE de Nîmes le 1er novembre 1857, destinée à prier pour les âmes du purgatoire car « c’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés » ; à laquelle il ajouta un pèlerinage à notre Dame de Grâce en septembre 1865, qui devrait ensuite avoir lieu le lundi qui suivrait la fête de la nativité de la Vierge.  Ils furent déjà quatre cents pèlerins en 1865. Ils sont encore plus nombreux de nos jours à venir offrir leur journée, ici, pour y prier et écouter la même éternelle Parole.

En 1964, les Maristes se retirèrent, la maison fut alors confiée à l’œuvre des foyers de charité fondée par Marthe Robin et le père Georges Finet dans la Drôme (Châteauneuf de Galaure).

Avec les laïcs de la communauté, les pères Cadas puis Carrara et Gelin ont modernisé la maison et l’ont adaptée à leur œuvre, les retraites de 5 jours en silence.

AUJOURD'HUI

Depuis 2006,  le diocèse anime et gère le sanctuaire. Comme par le passé l’accueil des pèlerins est essentiel mais aussi l’accueil des chrétiens du district, des personnes et des groupes de tout le diocèse qui viennent pour un temps de prière de réflexion et de formation. « Haut lieu » du diocèse, le sanctuaire dans ses propositions veut favoriser la pastorale diocésaine.

Une équipe formée d’un directeur laïc, d’un prêtre, d’un diacre, d’un couple ;  aidée par de nombreux bénévoles a pour souci premier d’accueillir les personnes et de favoriser une démarche de foi…

 

 
   
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